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Recettes Scoop It

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 10:52

Première étape : Meix-devant-Virton

 

Solidairement et le Cagl présentent le vendredi 21 mai à 20 heures à la grande salle de musique du cercle Musical de Meix-devant-Virton, un film, en présence du réalisateur, montrant des luttes réussies, où l’on retrouve le goût des légumes et où les agriculteurs sont heureux :

« L’ASSIETTE SALE (des Omi aux Amap) »

un film documentaire de 80 minutes écrit, filmé et réalisé par Denys PININGRE

 

Comme toutes les étapes de la Caravane des images, ce sera une soirée :

« à voir et à manger »

avec une restauration à partir des ressources des producteurs régionaux,

à partir de 18h30 (le buffet est payant).

L’entrée à la soirée est libre, avec une participation aux frais,

 

 

 

Chaque année, le département des Bouches-du-Rhône accueille 5000 ouvriers agricoles saisonniers étrangers. Sans eux, l’agriculture dans ce département n’existerait pas. Les conditions de travail, de logement et les salaires qui leur sont imposés sont dans de très nombreux cas indignes. Il suffit de rappeler qu’aucun droit à l’ancienneté ne leur est accordé, quand certains viennent en France depuis 30 ans, que leur couverture sociale s’arrête à nos frontières alors que certains traitements chimiques dans les plantations provoquent des maladies « à retardement », cancers ou Parkinson… et la liste est encore longue.

 

Le film décrit cette situation et démonte les mécanismes qui l’engendrent. Au passage, il fustige l’agriculture intensive, ses excès et les dangers qu’elle suscite, pour aboutir à la description des méthodes de la grande distribution. La quasi-totalité du marché des fruits et légumes est concentrée entre les mains de six centrales d’achat, qui disposent ainsi de tous les moyens de pression sur les producteurs français et étrangers pour obtenir des prix toujours plus bas, et permettent des marges et permettent des marges toujours plus élevées.

Devons nous subir sans rien dire, accepter qu’à nos portes se pratique une forme moderne de servage ? Et nous rendre malades à force d’ingurgiter les résidus de fongicides, pesticides, engrais chimiques, tandis que la terre se gorge de ces produits qui se retrouvent ensuite dans la nappe phréatique ? Est-ce une fatalité ?

Le film montre qu’au contraire, d’autres formes d’agriculture existent, qu’elles permettent la pérennisation d’exploitations viables, à taille humaine, et souvent un mode de relation directe entre le producteur et le consommateur.

Opter pour une autre forme de consommation, refuser de manger des tomates « hors-sol » en hiver, et retrouver le goût des produits naturels, fruits et légumes de saisons cueillis murs et distribués immédiatement, c’est à la fois garantir une vie plus saine à nos enfants et manifester son désaccord vis-à-vis des catastrophes engendrées par le libre-échange qui ne profite qu’à une poignée de privilégiés et empoisonne le reste du monde !

 

En stars : Des ouvriers saisonniers, des agriculteurs intensifs et d'autres qui le sont moins ou qui l'ont été mais ne le sont plus, des militants, des consommateurs éclairés, vous, moi, les tomates, les pommes, les poires, le Rif marocain, la Provence, les cigales...

En guest-stars :  Jean-Pierre Berlan, chercheur à l'INRA et Christian Jacquiau, auteur des « Coulisses de la grande distribution » (Albin-Michel)

 

La présence de Denys Piningre, d’agriculteurs et du réseau des Grosses Légumes devrait permettre de proposer des alternatives à « l’assiette sale ».

 

Et dès le lendemain, samedi 22 mai à 17h30

LA CARAVANE DES IMAGES

deuxième étape : Fourneau-Saint-Michel (Saint-Hubert)

MAI’li MAI’lo de la province de Luxembourg

 

La Caravane des Images est soutenue par la province de Luxembourg, la commune de Meix-devant-Virton et le Cercle Musical.

La Caravane est soutenue matériellement par l’Asbl Histoire collective (Rossignol), le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge (Montauban) et la compagnie de théâtre-action Le Grand Asile (Bellefontaine)

 

 

 

Denys Piningre à Longwy : «Notre système va dans le mur»

zoom

«On se bagarre pour trouver les moyens de réaliser et de montrer les films, mais on y arrive», explique Denys Piningre.

Parler avec le réalisateur indépendant marseillais Denys Piningre s’avère être très intéressant.

Denys Piningre est réalisateur de documentaire depuis plus de 15 ans, des films parfois financés par des chaînes de télévision françaises et étrangères, qui les diffusent ensuite. France 3, Canal +, Arte etc. Mais depuis quelques années, c’est surtout le circuit des cinémas Art et essais qu’il fréquente (lire par ailleurs), et les projections-débats organisés ça et là en France. Mardi 14 octobre à 20h, le Marseillais sera à Utopolis Longwy pour présenter L’Assiette sale. Et pour lancer la Foire bio de Gorcy prévue les 18 et 19 octobre.

Parlez-nous de ce documentaire :

«Tout part d’un conflit social des ouvriers agricoles saisonniers étrangers dans mon département (Bouches-du-Rhône N.D.L.R.), qui sont chaque année 5 000 à permettre de faire vivre l’agriculture. Je me suis dit que ces gens-là, pour qu’ils décident de faire grève, devaient avoir de bonnes raisons, car cela signifiait qu’ils ne seraient pas repris l’année suivante. Ils travaillent en fait dans des conditions voisines de l’esclavage, et j’emploie ce mot volontairement, comme le font les magistrats et les avocats dans les tribunaux. L’esclavage moderne existe. Je me suis posé la question : comment cette situation est-elle possible au XXIe siècle, dans un pays riche ?»

Vous faites alors rapidement le lien avec l’agriculture intensive et la grande distribution ?
«Notre système va droit dans le mur : on empoisonne notre terre, avec les pesticides, insecticides ou encore les engrais, qui nous filent le cancer et autres maladies ; une exploitation agricole ferme toutes les 20 minutes en France… C’est un constat plutôt noir. Mais j’ai eu envie de chercher les solutions, les alternatives. Et elles existent et sont économiquement et écologiquement viables. Ce qui me conduit à penser que tout n’est pas foutu, à condition qu’on fasse émerger ces alternatives.»

Vous parlez des Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) ?
«Oui, et des marchés paysans, des circuits courts, du court-circuitage des grandes distributions, de l’agriculture saine. On a bousillé notre terre à force de l’avoir gorgé de produits. Il est temps de changer. Alors oui, le bio est essentiel pour l’avenir. Pas celui des grandes surfaces : je suis tombé il y a peu sur des poires dites "bio", et en lisant l’étiquette, j’ai vu qu’elles venaient d’Afrique du Sud, alors qu’on peut sans trop de difficultés en produire chez nous. Qu’est-ce qui justifie de les faire venir de là-bas, avec l’avion et toute la pollution que cela engendre ? Il faut rapprocher producteurs et consommateurs.»

Comment effectuez-vous vos choix de sujets ?

«Ce sont les sujets qui s’imposent à moi. Je suis dans des mouvances citoyennes, républicaines, et je ne me fixe aucune limite. Et malgré cela, je ne revendique pas de faire des films que politiques.»

Vous appréciez ces soirées comme celle à laquelle vous allez participer à Longwy dans quelques jours ?

«Je le fais volontiers, car elles suscitent le débat. En apportant des informations, elles font avancer. Et j’aime qu’il y ait des gens concernés, des agriculteurs, des consommateurs, mais aussi et surtout des personnes qui sont contre ce que je dis. C’est passionnant, comme ce fut le cas lors d’une discussion avec un grand syndicat agricole.

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Published by solidairement - dans Caravane des images
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